Vu
Édition n° 5

Vu pour vous #5 — l'IA qui échoue pour de mauvaises raisons, la trésorerie de ta société qui dort, et l'électricité qui pourrait brider l'IA

Une semaine très concrète — comment choisir entre les outils IA, faire travailler la trésorerie de sa boîte, saisir le nouvel ETF monde du PEA — et une piqûre de rappel : la vraie limite de l'IA pourrait bien être l'électricité.


Dans cette édition

Cinquième numéro de Vu pour vous 👀

Chaque semaine, je regarde (beaucoup) de vidéos à votre place et je garde les meilleures — IA, finance, tech, business. Pour chacune : un résumé, mon avis, la durée et le lien. La veille faite, à votre place.

Au menu de la semaine passée (13/07 – 19/07) : 15 vidéos triées sur 208. Une semaine très concrète — comment choisir entre les outils IA, faire travailler la trésorerie de sa boîte, saisir le nouvel ETF monde du PEA — et une piqûre de rappel : la vraie limite de l'IA pourrait bien être l'électricité.

 


📑 Au sommaire

🤖 IA
1. Pourquoi les projets IA échouent (et ce n'est pas la faute de la techno) — Microsoft / Rana el Kaliouby
2. DeepSeek, l'IA open source qui a fait baisser les prix de tout le monde — Yassine Sdiri
3. Claude Code, Cowork ou Claude : lequel pour quoi ? — Shubham Sharma
4. Il a quitté sa plateforme pour s'écrire son propre logiciel — Antoine BM
5. L'IA a atteint sa limite, et c'est l'électricité — Xavier Delmas

💶 Finance
6. Ce que les très riches détiennent à la place des obligations — Théophile Eliet
7. Faire travailler la trésorerie qui dort sur le compte de sa société — Liberté Financière / Laurent
8. L'ETF que les investisseurs en PEA attendaient est enfin là — Matthieu Louvet

🛠️ Tech & dev
9. Codex + GPT-5.6 : construire un site en direct — Enzo, Les WebMasters 2.0
10. Comprendre n8n en 9 minutes — Alex DEW
11. Comment Anthropic construit sa plateforme d'agents — Sequoia Capital
12. Le clavier qui pilote une IA (oui, vraiment) — OpenAI

💼 Business
13. Quelle banque pro choisir ? 12 offres décortiquées — Matthieu Louvet
14. Le vrai prix d'un VPN (et ce que ça rapporte) — bienvenue au cabinet
15. Un audit IA chez un client à 5 M€, en extraits réels — Simon De Lima

 


🤖 IA

 

1. Pourquoi les projets IA échouent (et ce n'est pas la faute de la techno)

Microsoft — avec Rana el Kaliouby · ⏱️ 23 min

Rana el Kaliouby, chercheuse en IA émotionnelle, défend une thèse simple : quand un déploiement d'IA échoue en entreprise, la technologie est rarement en cause. Ce qui bloque, c'est la culture, la confiance, et des workflows dans lesquels l'outil n'a jamais vraiment été intégré — on greffe une solution à côté du travail réel au lieu de l'installer dedans. Elle plaide pour garder des humains dans la boucle avec des points de contrôle explicites, pour une posture d'expérimentation continue plutôt que de grand projet, et pour un vrai effort de montée en compétences. Elle reconnaît au passage les limites techniques du moment (mémoire des agents, hallucinations).

💡 Mon avis : c'est le message dont j'ai le plus besoin d'entendre parler, et le moins souvent traité — parce qu'il est nettement moins vendeur qu'une démo. Mon expérience va exactement dans ce sens : ce qui fait qu'un outil IA sert ou ne sert à rien, ce n'est pas le modèle, c'est le fait qu'il soit branché sur le vrai flux de travail et qu'on ait décidé où l'humain vérifie. Réserve honnête : c'est une interview d'opinion produite par Microsoft, avec des exemples cités mais aucune donnée chiffrée pour étayer. Prenez-la comme un cadre de réflexion, pas comme une étude.

https://www.youtube.com/watch?v=mlXbfJf80k8

 


2. DeepSeek, l'IA open source qui a fait baisser les prix de tout le monde

Yassine Sdiri

Retour sur DeepSeek, ce modèle chinois publié en open source par un laboratoire aux moyens limités, et sur la secousse boursière qu'il a provoquée en révélant un coût d'entraînement très inférieur à celui des modèles américains — d'un facteur d'environ 20 selon la vidéo, qui précise elle-même que ce chiffre est débattu. L'explication technique tient à l'architecture dite « mixture of experts » : seule une fraction du modèle s'active à chaque requête, d'où la vitesse et le coût réduits. En publiant modèle et travaux de recherche, DeepSeek a tiré les prix de l'industrie entière vers le bas. La vidéo est honnête sur les limites : environ six mois de retard sur les meilleurs modèles pour le raisonnement complexe, et « open source » ne veut pas dire « tourne sur votre PC » — il faut du matériel professionnel, ou un hébergeur tiers.

💡 Mon avis : l'histoire intéressante n'est pas « la Chine a rattrapé les États-Unis », c'est que la publication ouverte a fait baisser la facture de tout le monde, y compris ceux qui n'utiliseront jamais DeepSeek. Pour quelqu'un qui fait tourner de l'IA au quotidien, c'est très concret : le prix du token baisse, donc des usages qui n'étaient pas rentables le deviennent. La nuance à garder : le retard sur le raisonnement le plus poussé est réel et reconnu, et la vidéo se termine sur la promotion d'une formation payante — à écouter pour le mécanisme économique, pas pour la conclusion.

https://www.youtube.com/watch?v=ocFNQTfj49U

 


3. Claude Code, Cowork ou Claude : lequel pour quoi ?

Shubham Sharma

Trois portes d'entrée sur le même assistant, et on ne sait jamais laquelle pousser — Shubham fait le tri. Claude (le chat) pour l'usage quotidien : questions, recherches, petits documents. Cowork, un agent qui agit sur votre ordinateur et vos fichiers pour automatiser des tâches répétitives — pratique pour qui ne code pas, mais il faut que la machine reste allumée et la visibilité sur ce qu'il fait est limitée. Claude Code, pour qui veut du contrôle : écrire et lancer des scripts, se fabriquer des commandes, faire tourner des routines même à distance. Sa règle simple : le chat couvre l'écrasante majorité des besoins, Cowork pour déléguer sans coder, Code quand on veut piloter finement.

💡 Mon avis : je le mets parce que c'est exactement la question que tout le monde me pose quand je parle de mes outils — « mais c'est quoi la différence ? ». La réponse de Shubham recoupe mon usage : le chat pour réfléchir, Code pour tout ce que j'automatise vraiment (mes routines, mes vérifications). Le point qui compte au-delà des noms de produits : on ne choisit pas « la meilleure » interface, on choisit celle qui correspond à combien de contrôle on veut et combien de technique on est prêt à mettre. Réserve : quelques chiffres avancés (seuils de contexte, tarifs) sont donnés sans source, et l'écosystème bouge vite — les frontières entre les trois évolueront.

https://www.youtube.com/watch?v=XVIAwU60jus

 


4. Il a quitté sa plateforme pour s'écrire son propre logiciel

Antoine BM · ⏱️ 16 min

Antoine vendait ses formations sur une plateforme du marché. Celle-ci s'est recentrée sur les communautés, l'expérience s'est dégradée, et il s'est retrouvé coincé par des limites qui n'étaient pas les siennes. Sa réponse : se faire écrire, avec des modèles d'IA, un logiciel sur-mesure qui fait exactement ce dont il a besoin — ce qu'il appelle un « sologiciel ». Il raconte la migration (d'après lui environ 150 formations et 14 000 comptes basculés en 24 heures), la baisse des coûts d'abonnement, et surtout la liberté d'ajouter une fonction en quelques dizaines de minutes au lieu d'attendre qu'un éditeur la priorise. Sa mise en garde est aussi importante que sa démonstration : il faut savoir définir un besoin concret, choisir ses briques (hébergement, base de données, paiement, sécurité) et vérifier ce que l'IA produit.

💡 Mon avis : c'est la vidéo de la semaine qui m'a le plus parlé, parce que je suis exactement dans cette phase — remplacer des outils génériques par des choses écrites pour mon usage à moi. Sa formule « le médium est le message » appliquée aux outils est juste : la plateforme que vous choisissez façonne le business que vous pouvez faire, et vous vous en apercevez le jour où elle change d'avis. Deux réserves à garder en tête, parce qu'il ne les dit pas assez fort : les chiffres de migration sont ses déclarations, invérifiables, et « on n'a plus besoin de développeurs » est une conclusion qu'il tire un peu vite — ce qu'on gagne en autonomie, on le paie en responsabilité sur la sécurité et la maintenance. Et il vend une formation sur le sujet.

https://www.youtube.com/watch?v=PMEktZq5PEw

 


5. L'IA a atteint sa limite, et c'est l'électricité

Xavier Delmas

On parle de l'IA en gigaoctets et en paramètres ; Xavier la ramène à des gigawatts. Sa thèse : le frein à l'expansion des data centers n'est souvent plus la puce, c'est le courant — et surtout le délai pour se raccorder au réseau. Il chiffre l'ordre de grandeur (l'IA aurait consommé fin 2025 l'équivalent d'une trentaine de réacteurs nucléaires, avec des scénarios approchant la centaine en 2030), décrit les goulets d'étranglement bien réels (lignes haute tension qui mettent des années à sortir de terre, transformateurs et turbines en pénurie, main-d'œuvre), et les parades des géants pour contourner le réseau — amener sa propre production, turbines à gaz, piles à combustible, nucléaire. Sa conclusion : l'IA reste viable, mais elle deviendra plus chère, et la France tient là un atout stratégique avec son parc nucléaire.

💡 Mon avis : c'est la vidéo qui remet les pieds sur terre après toutes celles sur ce que l'IA sait faire. La contrainte n'est pas logicielle, elle est physique — du cuivre, du béton, des délais de raccordement. Ça change la façon de lire les annonces à mille milliards : la vraie question n'est plus « quel modèle » mais « avec quelle électricité ». Et le point français est important à entendre pour qui investit ou entreprend ici : notre nucléaire, longtemps présenté comme un boulet, redevient un avantage compétitif. Réserve honnête : les projections 2030 sont des scénarios très sensibles aux hypothèses de croissance, et l'essentiel des exemples est américain — à transposer avec prudence.

https://www.youtube.com/watch?v=X2Ijmryepco

 


💶 Finance

 

6. Ce que les très riches détiennent à la place des obligations

Théophile Eliet · ⏱️ 19 min

Le constat de départ est brutal : les obligations d'État américaines à 30 ans auraient perdu près de la moitié de leur valeur depuis 2021, chiffre avancé par l'auteur. Il identifie trois forces qui pèsent ensemble — un « mur de maturité » aux États-Unis, avec une masse considérable de dette à refinancer à des taux devenus bien plus élevés ; la remontée des rendements japonais, qui rapatrie des capitaux longtemps investis ailleurs ; et la pression du pétrole sur les anticipations d'inflation. Sa conclusion : le fameux portefeuille 60/40 perd son intérêt en régime de stagflation, parce que la corrélation qui faisait fonctionner l'assurance (les obligations montent quand les actions baissent) se casse. Il propose des pistes — liquidités rémunérées, dette privée, réduction de l'exposition aux secteurs les plus valorisés — et termine par une checklist patrimoniale en cinq points.

💡 Mon avis : la partie qui m'intéresse n'est pas la liste d'alternatives, c'est le rappel que l'assurance d'un portefeuille peut cesser de fonctionner précisément quand on en a besoin. Le 60/40 n'est pas une loi de la physique, c'est une régularité historique. Sur les alternatives, en revanche, je suis plus prudent que lui : la dette privée qu'il présente comme une porte de sortie est aussi le marché dont beaucoup s'inquiètent en ce moment (opacité, illiquidité, exposition des assureurs) — à ne pas prendre pour un refuge sans risque. Tous les chiffres cités viennent de l'auteur, qui précise lui-même ne pas délivrer de conseil professionnel.

https://www.youtube.com/watch?v=wL-hvs97VfA

 


7. Faire travailler la trésorerie qui dort sur le compte de sa société

Liberté Financière – Laurent

Voilà un angle qu'on voit rarement traité aussi concrètement : que faire de la trésorerie excédentaire qui dort sur le compte d'une société. Laurent passe en revue six familles de solutions — comptes à terme, fonds monétaires, SCPI (notamment en usufruit temporaire, fiscalement malin), compte-titres actions/ETF, crowdfunding immobilier, immobilier physique via SCI — en comparant à chaque fois rendement, liquidité et fiscalité. Le point de vigilance qu'il martèle vaut le détour : il faut d'abord vérifier que les statuts et l'objet social autorisent d'investir, et garder en tête qu'un placement financier n'est pas déductible du résultat. Il chiffre l'exemple de l'usufruit de SCPI et rappelle les coûts spécifiques (le fameux identifiant LEI pour ouvrir un compte-titres au nom de la société, l'IS à 15 % puis 25 %).

💡 Mon avis : c'est la vidéo la plus utile de la semaine pour ma situation, et sans doute pour beaucoup d'indépendants qui laissent dormir la trésorerie de leur boîte sur un compte courant à 0 %. L'idée que je retiens : la société est une enveloppe d'investissement à part entière, avec ses propres règles, pas juste un compte d'encaissement. Ça se prépare (statuts, objet social) avant d'avoir le cash, pas après. Réserves à garder : la simulation d'usufruit de SCPI repose sur des hypothèses de l'auteur (taux, carence, taux d'IS) et illustre un cas, elle ne promet rien ; et selon votre structure et votre expert-comptable, les arbitrages fiscaux peuvent différer — à valider avant de bouger.

https://www.youtube.com/watch?v=fLntEXZz0LY

 


8. L'ETF que les investisseurs en PEA attendaient est enfin là

Matthieu Louvet – S'investir

Nouveauté qui compte pour qui investit via un PEA : Amundi a lancé mi-juillet un ETF répliquant le MSCI ACWI — soit près de 2 460 actions réparties sur 47 pays, environ 85 % de la capitalisation mondiale — et surtout éligible au PEA, ce qui n'existait pas jusqu'ici pour un indice aussi large. Frais annuels de 0,30 %, dividendes capitalisés, réplication indirecte par swaps (le mécanisme qui permet de loger des actions non-européennes dans le PEA). Matthieu détaille ce qu'il y a sous le capot : environ 63 % d'actions américaines, une poche émergente limitée et très concentrée sur Taïwan et la Corée, une Chine volontairement sous-pondérée. Et il pose les vrais garde-fous : au lancement l'encours est minuscule et sans historique, donc écarts de prix à l'achat possibles — mieux vaut passer des ordres à cours limité.

💡 Mon avis : une vraie bonne nouvelle pour l'investisseur PEA qui voulait du « monde entier » en une ligne sans usine à gaz. Mais Matthieu a la rigueur de ne pas s'emballer, et j'insiste dans le même sens : le chiffre à surveiller n'est pas les 0,30 % de frais affichés, c'est l'écart de suivi réel avec l'indice, qui ne sera mesurable qu'après un an. Un ETF tout neuf, à faible encours, sans historique, ça se regarde avec patience — le concept est excellent, l'exécution reste à prouver. Réserve d'usage : les pondérations citées datent de fin juin et bougeront, et rien ici n'est un conseil d'achat personnalisé.

https://www.youtube.com/watch?v=A0GijLaSfEU

 


🛠️ Tech & dev

 

9. Codex + GPT-5.6 : construire un site en direct

Enzo – Les WebMasters 2.0 · ⏱️ 16 min

Démonstration de bout en bout : Enzo installe Codex, lui donne des fichiers de contexte (le portrait de la cible, un système de design), y ajoute une capture d'écran de référence, et obtient une landing page complète en plusieurs fichiers. La partie la plus utile est l'itération : un navigateur intégré permet d'annoter visuellement un élément à l'écran et de demander une correction ciblée, plutôt que de redécrire le problème par écrit. Il finit par exporter les fichiers et les mettre en ligne chez un hébergeur.

💡 Mon avis : l'enseignement transférable n'est pas « quel outil est le meilleur », c'est le contexte écrit en amont. Ces fichiers de cadrage qu'il prépare avant de lancer quoi que ce soit, c'est 80 % de la qualité du résultat — et c'est vrai quel que soit l'assistant qu'on utilise. Sans ça, on obtient une jolie page générique. À relativiser comme d'habitude : la comparaison avec les outils concurrents est son ressenti, pas un test indépendant, les versions de modèles bougent tous les mois, et l'hébergeur cité est sponsorisé.

https://www.youtube.com/watch?v=rONyHhUDpm0

 


10. Comprendre n8n en 9 minutes

Alex DEW – Automatisation & IA · ⏱️ 10 min

Tour d'horizon très efficace de n8n, un outil d'automatisation visuelle : la logique de workflow, les trois familles de blocs (le déclencheur, les connecteurs vers des applications, la logique conditionnelle), et un exemple monté en direct — récupérer un flux RSS, faire rédiger un texte par un modèle, publier sur Telegram. Il évoque aussi l'auto-hébergement sur un serveur pour ceux qui veulent garder la main.

💡 Mon avis : dix minutes bien employées si vous voulez comprendre de quoi on parle quand on dit « automatisation ». Et un point de vocabulaire qui me tient à cœur : ce qu'on construit là, c'est un enchaînement déterministe dans lequel un modèle intervient sur une petite partie — la rédaction. Ce n'est pas « une IA qui gère votre veille », c'est un script qui appelle un modèle à un endroit précis. La distinction n'est pas de la pédanterie : elle change ce qu'on est en droit d'attendre en fiabilité. Bémol : c'est un aperçu, l'installation et les réglages sérieux sont renvoyés vers un autre contenu, et l'hébergeur est sponsorisé.

https://www.youtube.com/watch?v=uSiB29pokKU

 


11. Comment Anthropic construit sa plateforme d'agents

Sequoia Capital — avec Katelyn Lesse & Angela Jiang (Anthropic) · ⏱️ 49 min

Entretien dense sur l'architecture d'une plateforme pour agents, pensée en trois couches : la connaissance (les briques de base — API, skills, connecteurs MCP), l'exécution (l'environnement dans lequel l'agent travaille réellement, bac à sable compris), et la coordination (l'orchestration de plusieurs agents avec des rôles distincts). Elles décrivent le double positionnement de l'offre — des primitives pour les équipes qui construisent, des produits packagés pour aller vite — et défendent l'interopérabilité plutôt qu'un écosystème fermé. La partie technique aborde le cache de prompt, la gestion du contexte et l'usage systématique d'évaluations.

💡 Mon avis : 49 minutes, et c'est le contenu le plus solide de la semaine si le sujet vous concerne. La phrase que je retiens : la complexité utile se situe au-dessus du prompt engineering. On a passé deux ans à optimiser des formulations ; ce qui compte désormais, c'est l'infrastructure autour — quel contexte l'agent reçoit, dans quel environnement il agit, comment on mesure s'il a bien fait. C'est aussi ce que j'observe à mon échelle, très modeste. À garder en tête : c'est Anthropic qui parle de sa propre plateforme, optimisée pour sa propre famille de modèles — les prix, garanties de service et détails de sécurité sont évoqués sans être détaillés.

https://www.youtube.com/watch?v=vPnVTHYplrQ

 


12. Le clavier qui pilote une IA (oui, vraiment)

OpenAI · ⏱️ 2 min

Deux minutes de pur objet curieux : un petit clavier physique conçu pour piloter un assistant de code sans jamais revenir au clavier principal. Une touche maintenue pour dicter une instruction à la voix. Un joystick analogique pour déclencher ses commandes fréquentes. Une molette pour doser l'effort de raisonnement — question rapide d'un côté, réflexion longue de l'autre. Des touches assignables pour sauter d'une tâche à l'autre, voir celles qui attendent une validation, et accepter une action au passage. La démo se termine par un petit jeu navigateur créé entièrement depuis l'engin.

💡 Mon avis : je l'ai gardée parce qu'elle m'a fait sourire, et parce qu'un objet physique dit parfois mieux qu'un long discours ce qu'un usage est devenu. Une molette pour régler combien l'IA doit réfléchir, c'est drôle et un peu absurde — mais ça acte quelque chose de réel : on ne « pose plus une question », on lance des tâches, on les surveille, on en valide certaines. C'est un changement de posture, pas un gadget. Cela dit, appelons ça par son nom : c'est une démonstration produit, sans prix, sans compatibilité annoncée, sans rien sur ce que devient votre dictée vocale. À regarder pour l'idée, pas pour l'achat.

https://www.youtube.com/watch?v=m8uUUUsMD3Y

 


💼 Business

 

13. Quelle banque pro choisir ? 12 offres décortiquées

Matthieu Louvet – S'investir · ⏱️ 22 min

Comparatif de douze comptes professionnels passés au crible de plus de cinquante critères, regroupés en sept familles : sécurité, cartes et frais, paiements et IBAN, services aux entreprises, encaissement d'espèces et de chèques, assurances, expérience client. La distinction la plus importante est celle qu'on oublie systématiquement de vérifier : une vraie banque couverte par la garantie des dépôts n'offre pas la même protection qu'un établissement de paiement, où les fonds sont simplement cantonnés. Il insiste ensuite sur le fait que le bon choix dépend entièrement du profil — auto-entrepreneur, commerçant manipulant des espèces, activité internationale — et met à disposition un comparateur mis à jour.

💡 Mon avis : sujet aride, utilité immédiate pour quiconque a une structure. Le point sur la garantie des dépôts vaut à lui seul le visionnage : beaucoup d'indépendants laissent dormir leur trésorerie chez un acteur qu'ils croient être une banque et qui n'en est pas une juridiquement. Sur la question du cash qui dort, mon réflexe est ailleurs de toute façon — ce qui est destiné aux charges et aux impôts, je le mets sur un support monétaire dédié plutôt que sur le compte courant, mais c'est un autre débat que celui du choix de la banque. Réserves : offres et tarifs bougent vite, et le classement reflète la méthodologie de l'auteur.

https://www.youtube.com/watch?v=EyS2cCmfdKA

 


14. Le vrai prix d'un VPN (et ce que ça rapporte)

bienvenue au cabinet · ⏱️ 17 min

Décomposition, comptes publics à l'appui, du modèle économique des VPN. En partant des états financiers 2022 du groupe propriétaire de plusieurs gros acteurs du secteur, l'auteur reconstitue le compte de résultat par abonné : environ 72 € encaissés par an, dont à peine 6 € d'infrastructure — mais 27 € de marketing, auxquels s'ajoutent les amortissements liés aux acquisitions et le reste des charges. Le bénéfice résiduel par abonné est faible, de l'ordre de 8 €. Il explique dans la foulée pourquoi le prix affiché n'est presque jamais celui qu'on paie : promotions permanentes, TVA ajoutée au dernier moment, comparateurs rémunérés à l'affiliation et commissions versées aux créateurs de contenu.

💡 Mon avis : ma vidéo préférée de la semaine sur le plan méthodologique — elle ne donne pas un avis, elle ouvre les comptes. Et l'enseignement dépasse largement les VPN : dans un secteur où le produit coûte trois fois rien à fabriquer, tout le prix part dans l'acquisition du client, donc dans les comparateurs et les partenariats qui vous ont amené là. C'est un bon rappel pour lire n'importe quel classement d'outils, y compris ceux que je relaie ici. Limite assumée : les données reposent surtout sur un seul groupe et sur des comptes 2021-2022 — un ordre de grandeur, pas une photographie du marché actuel.

https://www.youtube.com/watch?v=2Z_D6XeSmmQ

 


15. Un audit IA chez un client à 5 M€, en extraits réels

Simon De Lima · ⏱️ 26 min

Un consultant filme des extraits d'un vrai premier rendez-vous chez un dirigeant, et commente sa méthode. Le rendez-vous suit quatre temps : cadrer, identifier les problèmes, remonter aux objectifs, et seulement à la fin projeter une solution. Sa technique tient en une discipline — poser une question ouverte, puis creuser la réponse au lieu de s'en contenter. Le résultat est parlant : le problème qu'on lui présente comme technique se révèle organisationnel, la réactivité commerciale qui a fait la croissance de la boîte étant devenue la source de sa surcharge. Il fait aussi parler les collaborateurs, pas seulement le dirigeant, et alimente ensuite un outil interne qui transforme la transcription en rapport d'audit et en proposition.

💡 Mon avis : le meilleur contenu « métier » de la semaine, et un antidote à la mode du moment. Il ne vend rien pendant l'audit, il cherche le vrai problème — et neuf fois sur dix il n'est pas là où on l'attendait. C'est exactement pour ça que les projets IA échouent, comme le disait la vidéo n°1 : on automatise un symptôme sans jamais avoir posé les bonnes questions. Le passage où il interroge l'assistante plutôt que le patron dit tout du sérieux de la démarche. À signaler : la vidéo renvoie vers son offre payante, le client est anonymisé et invérifiable, et les résultats annoncés sont ses propres déclarations.

https://www.youtube.com/watch?v=3q1slkjnJNE

 



Voilà pour cette semaine 👀

Une vidéo vous a marqué ? J'en ai loupé une bonne ? Dites-le en commentaire.

Et si ça vous a servi, abonnez-vous pour ne pas rater le prochain numéro.

 

🔗 Mes liens gagnants

Les outils et plateformes que j'utilise vraiment — sélectionnés pour leur utilité, pas pour la commission : https://lk.asnke.com/?src=linkedin

Également publié sur LinkedIn.